du 1er au 30 octobre 2005, Communauté de Communes des Quatre Vallées
Accrochage de rideaux en soie rouge aux cadres de porte des neuf maisons cantonnières subsistant sur le territoire des Quatre Vallées. A l'intérieur de chaque maison : un texte relatif à son histoire potentielle fait appel à la mémoire fictive/affective.
Observations
- habitacle précaire et provisoire
- taille maison selon taille humaine (mesures anthropométriques)
- mono-personnelle
- minimum vital (quatre murs, un toit, une cheminée)
- traces de passages récents ou lointains: graffitis, dessins, restes
- rôle imaginables: abri de fortune, cachette, lieu de rendez-vous
- rôle réel jusqu'en '60 : entreposer les outils du cantonnier au long des routes qu'il entretenait
- divers rôles dans l'histoire (Commune, Guerre, Résistance) : abri de fortune
- aujourd'hui : des vestiges bien entretenus, au point de penser qu'elles servent encore (le cantonnier n'a plus besoin d'entreposer ses outils, la pierre cubique étant remplacée par le goudron)
Souhaits
- rester dans le précaire : non pas des portes en dur, mais des rideaux en fluide
- créer des signes d'une présence (humaine) réelle/fictive qui habite/hante les lieux
- suggérer la présence d'un signe extérieur de vie intérieure
- choisir le rouge, couleur à forte charge émotionnelle et large éventail d'interprétations, allant dans la contradiction et évitant le chemin unique (symbolique/signalétique d'interdit, de tabou, de sang, de prostitution, de mort, de vie)